dimanche 9 novembre 2008

Exercice d'écriture: Silent Hill (1)

Il m'est déjà arrivé d'avoir des envies d'écriture, sans jamais trop avoir d'inspiration.
C'est donc récemment, après avoir joué à Silent Hill 1 et 3 et avoir vu le film que j'ai voulu me lancer dans l'écriture d'une histoire utilisant cette univers. J'ai aussi voulu m'approcher du style de Lovecraft.

Bien sûr, je ne détiens aucun droit sur l'univers de Silent Hill, je me suis octroyé le droit de l'utiliser à ma guise.

Sinon, pour les gens les plus inspirés, j'ai glissé quelques références. À vous de trouver le passage ainsi que ce à quoi je fais référence.

Bonne lecture.

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La côte de bœuf avait un goût excellent, mais le pinot noir était médiocre, un sous-cépage qui ne vaut en rien les vins d’Alsace. Le pain était petit et noir et rassis, comme le pain sans levain que décrivait Primo Lévi, il gâchait ma tranche de foie gras… En dessert, il m’avaient accordé du pain perdu, il était délicieux…
Je ne sais pas pourquoi, j’ai jeté mon verre sur mon meilleur poster de Playboy… C’est ridicule…
Après une sieste digestive ma foi fort reposante, je passe en revue tous mes biens, rien ne manque. J’en profite pour me recoiffer avec la moitié de peigne que m’a eu Kent. J’aimerais bien être à sa place…

C’est l’heure. La chanson de cette jeune Nigériane me trotte dans la tête, quelle ironie… Ils m’emmènent dans cette pièce, me sanglent. J’ai vécu ça tant de fois déjà et pourtant, je ne m’en lasse pas. Aujourd’hui, je suis aux premières loges.
Tout le monde est poli avec moi… fumiers hypocrites…
J’entre dans la danse mais nous voilà déjà à la dernière mesure.

Un bruit métallique résonne, “tac”, ouah, le trip! Et soudain… rien

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Je sais que cette chambre n’est pas la mienne, mais elle m’est pourtant si familière… Une vilaine migraine me vrille les tempes. La vue encore brouillée par ce qui semble être les réminiscences d’un long sommeil, je scrute le plafond de la chambre. C’est un papier peint grotesque de la même espèce que ceux que l’on trouve dans ces motels miteux, un beige sale piqueté de tâches de moisissures et de traces d’infiltration d’eau me soulève le coeur.
Me redressant à grand peine au bord du lit, je suis pris d’une frénésie qui m’échappe, mû par un quelconque instinct, je plonge ma main entre le lit et le sommier et en retire une sorte de poignard “fait-maison”; la lame est translucide, comme du plastique ou du Plexiglas travaillé afin d’y faire apparaître un tranchant, il n’y à pas de garde et le manche est entouré de sparadrap médical pour le pas glisser entre les doigts. Une fois ma trouvaille empochée, je titube vers la salle d’eau adjacente à la chambre dans le vain espoir de me faire couler un bain mais le liquide croupi qui s’échappe de la tuyauterie m’en décourage. Des questions se pressent dans mon esprit embrumé; où suis-je? depuis quand étais-je endormi? Pourquoi suis-je au bord de la crise de nerf comme si, paradoxalement, je n’avais pas dormi? Trivialement, j’ai chassé ces interrogations d’un coup de pied dans le siphon du lavabo.
La douleur s'immisce de plus en plus sous mon chef depuis que des relents de rouilles aient profité de mes accès de colère pour s’échapper de la plomberie décatie. Par bonheur, une armoire à pharmacie gît au dessus du lavabo, mais je n’y trouve rien, que des pilules inconnues, un kit de premiers secours et du matériel de petite chirurgie. Il semble bien que je doive faire avec…

À bout de forces, je rejoins le lit. Je ne sais pas combien de temps à passé, mais quand je rouvre les yeux, la douleur n’est qu’atténuée. J’ai toutefois recouvré assez d’énergie pour me relever. Je vais voir si je peux trouver quelqu’un qui ait de quoi me requinquer mais la porte de la chambre refuse de s’ouvrir et je ne trouve aucune clé. Je suis enfermé!
Saisi d’horreur, je tente, sans succès de forcer la serrure. N’arrivant pas non plus à l’enfoncer, je me tourne vers les fenêtres, mais la seule chose que je devine au travers du tain verdâtre est une paire de volets de fer patinés de rouille.
Quelqu'un viendra bien me chercher… En attendant, je vais me contenter de regarder la télévision; je ne capte qu’une seule chaîne, qui, étrangement, ne diffuse que mes émissions préférées, mais la réception devient régulièrement neigeuse.

Déjà approximativement une semaine que je croupis dans cet appartement. Je ne comprend pas ce qui se passe, à chaque fois que je m’endors, quelqu’un vient remplir le frigo, bouge des objets, éteins la télévision. J’ai beau avoir tenté de résister au sommeil, rien n’y fais, dès que je sombre, Il vient. Aujourd’hui, la télévision diffuse un film Coréen. Je me décide à faire comme le héros, j’entame un journal intime en espérant qu’il me permette de rester sain d’esprit malgré l’enfermement.
Dixième jour, aujourd’hui, je fouille l’appartement de fond en comble. Je trouve dans le vide-poches à côté de la porte un plan touristique de la ville de Silent Hill, dans le salon, rien d’intéressant mis à part des photos argentiques annotées; elle représentent différent lieux de Silent Hill. Dans la cuisine, hormis les ustensiles courants et la nourriture, rien. Dans le placard à ballais, je trouve une boîte à outils fermée par un cadenas et une lampe torche pliable comme celle des militaires.

Aujourd’hui, ça fera approximativement un mois que je suis enfermé ici. J’entend d’étranges bruits de l’autre côté de la porte d’entrée, mais, je suis incapable de voir ce qui se passe car la porte ne comporte pas de judas. La télé ne fonctionne pas; elle me dispense généreusement de la neige. Ça va être une longue journée…
J’avais tort! Dans l’après-midi, les bruits se turent, mais la réception de la télé empira. Soudain, un bruit de clés, instinctivement, je me plaque derrière la porte du salon en dégainant mon poignard de façon à pouvoir observer l’entrée sans être vu.
La porte s’ouvre sur un mastar de plus de deux mètres. Ce qui me frappe de prime abord, c’est son invraisemblable musculature tapissée d(une peau au cuir diaphane, presque cadavérique. Il porte une sorte de tablier de cuir sale en tant que cache-sexe, une paire de mitaines et surtout un masque, comme ceux qu’arborent certains sadomasochistes ou encore les bourreaux. Le plus étrange est le fait que son masque semble hermétique, serré autour du cou et sans orifices, ni pour les yeux, ni pour respirer mais cela ne semble pas lui poser de problèmes pour s’orienter.

Après une poignée de secondes aussi longues que des heures, le géant pousse une sorte de feulement macabre et se dirige vers moi, soudainement, il pulvérise d’un coups de poing le mur contre lequel je me blottissais, m’envoyant paître au milieu de la pièce. Me relevant péniblement, j’évite de justesse son énorme main qui cherchait à m'attraper et lui plante mon poignard sous l’aisselle de son bras tendu, ce qui à pour effet de lui arracher un rugissement, je ne dirais pas que c’était de la douleur, mais plutôt de la rage. Malgré la blessure, il réussit quand même à m’asséner un coups de coude, me faisant lâcher mon arme de fortune et me faisant choir à proximité. Étourdi, je n’arrive plus à me relever. Il m’attrape par le collet et me jette comme un sac d’ordures au travers du chambranle de la porte d’entrée. Le choc avec le mur du couloir jette voile de noirceur sur mon esprit.

jeudi 6 novembre 2008

Star Ocean: First Departure


Je l'aurais attendu celui là!

Vendredi 24 octobre est sorti Star Ocean: First Departure, le remake de Star Ocean, sorti en 1996 sur Super Famicom/ Super NES (comme il est de bon ton de faire en ce moment, chez Square-Enix avec la mode du Retro-Gaming... Et c'est une EXCELLENTE chose).

La Saga Star Ocean n'est arrivée en France qu'en 1999 avec Star Ocean: The Second Story, l'excellent second opus de la série, suivi en 2004 par Star Ocean: 'Till the End of Time. Le premier opus n'a jamais passé les frontières du Japon autrement qu'en émulation (encore fallait-il comprendre le japonais) jusqu'à ce que l'équipe DeJap publie un patch de traduction dans la langue de Shakespear puis l'équipe BessaB à tenté de le traduire dans notre beau langage, mais le projet est resté bloqué à 70% (pour de sombres raisons de besoin de ROMhacker et de scripts anglais tous pourris)...

Star Ocean: The Second Story avait tout pour plaire à sa sortie sur Playstation première du nom; un prix très attractif (si je me souviens bien, moins de 200 Francs en neuf, moins cher que la plupart des sorties de l'époque), une traduction française (ça parait con, mais de nos jours, ça se perd), une aventure assez intéressante sur deux CDs (!!!), de superbes musiques et un de mes univers de science-fiction préférés.

Je présenterais les deux autres opus ultérieurement...


Éditeur: Square-Enix (sorti à l'époque sous l'égide d'Enix)
Support: PsP (originellement sur Super Famicom)
Genre: RPG
Prix: 40€

Scénario:
L'année est SD 346 (2420 Après JC). Vous incarnez Roddick Farrence, un être de la race des Fellpoll (humains avec une queue de chat et des oreilles pointues), appartenant à la "Force de Défense" de Kratus, petit village relativement tranquille situé sur le continent Muah de la planète sous développée Roak. Toutefois votre fonction de défense est plutôt surfaite tant le village est calme. Jusqu'au jour où...

Gameplay:
Classique, très classique: une carte du monde, des villes, des marchands, des armes, une quête à accomplir mais quelques éléments sont assez novateurs, comme les combats, les talents ou encore les objets.

Les combats sont un mélange d'action-RPG et de RPG classique. Vous rencontrez un groupe d'ennemis, le combat s'engage. Le côté A-RPG fait que vous pouvez attaquer et vous déplacer à votre guise dans le terrain de combat. Les gâchettes permettent de déclencher chacune une attaque spéciale ou un sort que vous pouvez assigner.
En ce qui concerne les talents, à chaque fois que vos personnages monteront de niveau, il vous sera alloué un crédit de SP (Speciality Points) à dépenser parmi une liste de talents que vous aurez achetés dans les guildes de chaque village. Cela aura pour effet, entre autre, d'augmenter vos caractéristiques ou encore de vous permettre d'exercer certains talents (contre attaque, bouffée de pouvoir, double sort,...) au combat.
Les objets, assez nombreux, pourront être combinés au travers de différents talents (cuisine, customisation, survie, musique,...) et ces talents pourront aussi être combinés en Super Spécialités (Master Chief, Forge, Publication, ...) afin de créer des objets plus puissants.
Les possibilités sont tout simplement énormes.

Côté personnages, vous avec quatre personnages obligatoires (Roddick, Millie, Ilia et Ronyx) auxquels vous pourrez ajouter quatre personnages facultatifs parmi sept.
Vous pourrez interagir avec ces personnages au travers de votre comportement en combat (soins, sorts de support,...), de vos choix dans le scénario, de vos talents, et de petits événements appelés PA (Private Actions) où Roddick seul pourra dialoguer avec ses amis.

Graphismes:
C'est discucatble. Je dirais qu'ils sont satisfaisant sachant qu'on se trouve en présence d'un jeu rétro. Les graphismes style pixelart de la version SNES ont été remplacés par des persos en SD (Super Deformed, des personnages avec de grosses têtes sur des petits corps) et des décors en précalculés. La qualité globale est meilleure que pour The Second Story sur PS1...
Notons l'ajout de scènes animées, mais malheureusement en nombre assez insuffisant...

Musiques:
Plutôt jolies. Collent très bien à l'ambiance.

Critique:
Franchement, ce jeu est super. Je trouve personnellement que l'histoire est un poil courte, mais rappellons qu'une cartouche SNES ne pouvait pas contenir autant d'informations que deux CDs ou un DVD-ROM.
Si vous aimez les RPGs, vous n'avez aucune excuse pour ne pas essayer ce jeu.

dimanche 19 octobre 2008

T-Shirts et bonnes affaires

Un tout petit billet en ce dimanche ensoleillé pour vous présenter un petit site internet bien sympa



Vous pourrez y trouver des T-Shirts et des sweat-shirts aux imprimés assez sympa pour pas trop cher*.

*Pas trop chef, en effet, mais l'expédition vers l'Europe coûte des sous... (rien de démesuré)

Ce qui est surtout intéressant, c'est que régulièrement, le site propose le "Grab Bag", une offre commerciale où la société met en vente des T-Shirts "invendables", c'est à dire des articles avec des défauts mineurs de réalisation (point de couture qui à sauté, motif mal imprimé, bien imprimé - mais - trop petit, imprimé correctement -mais- sur un T-Shirt de la mauvaise couleur, tissus avec un petit trou, etc...) mais largement mettables. Sur un principe simple: vous choisissez la taille (de Small à eXtra eXtra eXtra Large) et le nombre et Snorg Tees vous envoient le nombre de T-Shirts demandé avec des motifs choisis aléatoirement (mais assortis).
Je le vois sur vos visages de petits internautes incrédules (n'oubliez pas que Big Brother vous épie) que vous vous demander où est l'intérêt d'acheter ce genre d'articles défaillants?

Tout simplement le fait que vous aurez une belle réduction à la clé: moins de 4€ par T-Shirt au lieux de 12 (tarif ne prenant pas en compte les frais d'envois)!

Pour mon premier achat, j'ai testé le service en commandant quatre articles en XXXL pour m'en servir comme chemise de nuit et j'ai eu des t-shirts assez cool (j'en ai même recommandé trois autres depuis)

samedi 18 octobre 2008

Bénabar: Infréquentable

Voili voulou, le dernier album de Bruno Nicolini (a.k.a. Bénabar) est dans les bacs depuis lundi.

Interprète: Tout est chanté par Bénabar
Éditeur: Jive
Date de Sortie: Lundi 13 octobre 2008
Prix: 15,99 (en prix vert à la FNAC ou équivalent ailleurs)


Mon histoire d'amour (cachée) avec Bénabar commence par un certain mépris de la chanson de variété Française (et de l'accordéon). J'avais déjà entendu ce drôle de bonhomme chanter sans que cela ne me transcende... Un jour, un ami (lui aussi pouvant être qualifié de drôle de bonhomme) me grave* spontanément le deuxième opus ("Les Risques du Métier"), j'écoute d'une oreille distraite... Mouais, sans plus. Et finalement, ça avait un petit goût de revenez-y et de fil en aiguilles, j'ai commencé à apprécier.

Le chanteur se forge une image de trentenaire relativement banal (oui, mais bon, il est quand même dans le show-biz le monsieur) et son répertoire est centré sur le "moi, ma vie, mes potes, mes amours, mes emmerdes" avec, parfois des thèmes différents (la mort, la paternité, la misère, ...). Ses textes sont souvent drôles (éventuellement même humoristiques) ou du moins emplis de tournures de phrases prêtant au sourire ("il me raconte votre vie dans les moindres détails//ce qui se passe dans votre lit depuis vos fiançailles//Je suis un gentleman, j'répèterais pas, c'est intime//rassures toi Muriel, espèce de petite coquine"). Son jeu de scène correspond à l'idée du personnage que donne l'écoute des textes: un grand enfant qui s'amuse sur scène, qui raconte des conneries et même parfois nous montre ses jouets (monsieur Kehul, un Hulk en plastique que la condition de nabot verdâtre condamne à la misère sexuelle) et qui danse comme un "ourson".
On pourra cependant lui reprocher de tomber parfois dans la banalité et les raccourcis (du genre: "les zoo c'est mal, les animaux sont pas dans la nature" ou encore de jouer l'artiste de gauche qui à été oblige, de par sa condition, à supporter Ségolène Royal)

C'est un peu comme Sansévérino, on aime ou pas... Mais croyez en mon expérience, vous ne serez fixé qu'en l'écoutant...



Bon, parlons un peu du CD, que diable:

Le propos de la galette est similaire aux anciens opus, hormis que la trentaine sera bientôt révolue. On assiste d'ailleurs à un paradoxe; la ligne directrice des chansons est moins intimiste que dans "Reprise des Négociations" mais par contre, elle est plus égocentrée. La partie instrumentale quant à elle s'améliore; plus d'instruments différents jouant des mélodies plus complexes.

Je m'en vais donc vous décrire cet excellent CD, piste par piste:

1/ L'Effet Papillon: chanson générique destinée à la radio sur le thème de la théorie du chaos avec exemples à la clé. Très sympa et amusante (même si un court passage est à mon goût un poil moralisateur)

2/ Allez!: Ici, Bénabar s'adresse à un ami en pleine dépression (probablement le même que dans "Dis lui OUI"). Pas le meilleur titre (mais somme toutes très correct)

3/ Les Numéros: Tout est dans le titre, assez agréable, même si parfois la voix du chanteur semble dérailler. Deux ou trois passages assez rigolos. (éventuellement candidat pour être le prochain single-radio)

4/ Malgré Tout: Titre très mélancolique avec une mélodie simple mais assez jolie. Ici, le trentenaire sent sa jeunesse lui échapper et s'interroge sur ce qu'il laissera après sa mort au travers d'une introspection.

5/ Tout Vu, Tout Lu: Bruno est Infréquentable à ce qu'il dira plus tard, il expose le côté mithomane que nous avons tous. Ne se démarque pas du lot...

6/ Pas du Tout: Faite en collaboration avec Louis Chedid (le papa de Mathieu; -M-). Une chanson sur un con qui pense avoir toujours raison. Un style musical inédit pour l'artiste. Sympa
.

7/ Où tÉ'tais Passé?: titre sur la jalousie entre amis. Très fun

8/ Voir Sans Être Vu: Mélancolie du vieil homme qui habite depuis des années dans le quartier, mais que personne ne semble connaitre. Plutôt jolie.

9/ À La Campagne: Dérision de l'attraît des bobos citadins pour la ruralité. À écouter au second degré

10/ Les Reflets Verts: de quelle bêtise et méchanceté peut on faire preuve quand on se quitte?

11/ Si j'Avais Su: contrairement à la chanson précédente, c'est le narrateur qui chante sa propre rupture. Moyen...

12/ Infréquentable: ça y est, il l'avoue! Bénabar est un sale type! Cette chanson sur les côtés malsains de l'amour est très agréable à écouter grâce à la combinaison de la musique (avec des cuivres assez inédits pour l'artiste) et une gamme vocale très intéressante.


Infréquentable est donc un très bon album dont le prix est justifié par sa qualité.
Je conseille toutefois aux personnes qui voudraient faire leur entrée dans le monde de l'artiste de commencer plutôt par les deux premiers albums ("Bénabar" et "Les Risques du Métier") puis d'enchaîner avec l'association CD/DVD de son "Live au Grand Rex"


*messieurs de la SACEM, avant d'espérer palper des gros sous, sachez que j'ai depuis fait l'acquisition de tous les disques solo de l'artiste dans ma crémerie habituelle

Ce que ça peut être con un fonctionnaire...

Non, ce titre n'est ni un pléonasme ni une Lapalissade!

Déjà, il faut savoir que je suis un fainéant; si à 21, j'ai une pièce d'identité, c'est uniquement parce que j'ai dû faire un passeport pour aller en échange scolaire à Chicago...
Mais bon, un passeport, c'est gros, c'est facile à perdre et je crois que ça coute des sous à refaire (c'est pour dire si je suis au courant...).

Demandé par le fonctionnaire de la mairie:
"Pour vous faire votre C.N.I., il va me falloir une pièce d'identité."

Là où c'est crétin un fonctionnaire, c'est quand une personne, prenons votre mère, se fait faucher son sac avec bien sur tout ses papiers (carte d'identité, passeport et papiers d'entreprise) et d'autres trucs dont la perte peut être pénible (portable, clés,...)

C'est là que le fait de ne plus avoir de papiers d'identité est pénible: comment communiquer avec votre banque, votre fournisseur en téléphonie (classique ou portable), l'état, établissement scolaire de votre enfant (etc) devient une sorte d'exercice de voltige sans filet.

Problème numéro un: comment avoir de nouveaux papiers d'identité si le préalable à leur obtention est d'avoir des papiers d'identité? (vous me suivez?)

Problème numéro deux: on fait quoi sans papiers?

Troisième problème: qu'est ce qui se passe quand vous faites opposition et que vous avez des prélèvement automatiques (à la BNP; comme par exemple, votre abonnement aux transports en commun, internet, le portable,...)? Bein là, j'ai envie de dire "mon coco, t'es dans la merde alors fais toi plaisir et patauges". Faire opposition fait bugger les prélèvements, vous vous en rendez pas forcément compte... De la découlent relances, demandes de recouvrement, intérêts, etc... (et bien sur, faut penser que leur services comptabilité sont peuplés d'incompétents d'où non-mise à jour de votre dossier...)


Le mot de la fin: pourquoi assimiler banque et fonctionnaire? Parce qu'avec la crise financière (et même si elle semble doucement se tasser), pourquoi l'état se priverait de nationnaliser les établissements banquaires?

mercredi 15 octobre 2008

Tous les enseignements se valent ils?

Quel courage, deux posts en un si cours laps de temps...

Lundi, 19h, fac de Bio... Deuxième année, section biologie cellulaire et physiologie. Examen de langue (Anglais) disciplinaire. Un exam pas évident à partir d'une conf' au sujet d'une publication. Derrière moi, deux jeunes filles s'échangent à voix haute les réponses au QCM dans le brouhaha alors qu'elles étaient attendues pour rendre leur copies...

Ce matin, un TD sur les acides/bases et la dissociation des espèces en solution. Une dizaine de formules toutes plus simples les unes que les autres, pour la plupart, déductibles des formules précédentes. Du branlottage quoi... Sans être un génie (la preuve en est...ssssss), j'avais fait les six exercices chez moi en même pas un quart d'heure...

La goutte d'eau qui fait déborder le vase: la greluche derrière moi qui gémit une platitude du genre "y'a trop de formules, faut un formulaire à l'examen"... conasse... Je soupire...


Je me pose la question si, mis à part ma première expérience de la fac de médecine et mon échec à trois places près (ce qui admettons le est assez honorable, mais plus frustrant encore), cette fac de bio (et peut être l'enseignement secondaire) n'est pas parasité par des étudiants dillétantes et une désorganisation des enseignements qui risque de la mener dans le mur...

mardi 14 octobre 2008

Le Secret de la Laitière enfin dévoilé

Bien le bonjour, internautes perdu sur mon humble blog poussiéreux!

Aujourd'hui, traitons d'immunologie;
Le corps humain est une machine formidable (les clichés, ça fait toujours bien sur un blog), une sorte de château fort (un deuxième pour la route) qui, pour prospérer doit se défendre des assauts de son environnement (virus, bactéries, mycoses et parasites). Il dispose de différentes méthodes toutes plus chiantes les unes que les autres (les personnes au secret me comprendront rien qu'à l'évocation de motions telles que les polynucléaires, le système du complément ou encore les mastocytes...), mais l'une d'entre elle est suffisamment intéressante pour que je décide d'en parler;

C'est l'utilisation de la flore normale.

Pour se défendre de d'une éventuelle invasion microbienne, le corps va abriter de bons squatters tels qu'Escherichia coli. Ces bactéries, bien que virulentes (souvenez vous des lots de bidoche rappelés au monop' pour taux d'E. coli trop élevés) et donc potentiellement pathogènes (une intox à E. coli, ça vous fait jaillir un torrent à chaque extrémité du tube digestif), afin de mettre en place une compétition entre les microorganismes (pour la bouffe et l'espace) et éventuellement d'utiliser un produit métabolique d'un de ces personna grata (la colicine par exemple est un antibactérien).

Le fait est que par exemple, un abus d'antibiotiques à pour effet de tuer la flore intestinale (vous rendant plus sensible aux pathogènes)


J'ai à ce propos un exemple assez amusant à vous soumettre:
Afin de se protéger de cette manière, via entre autres, à une augmentation du pH local, la muqueuse du vagin est spécialisée, elle à en effet la capacité de secréter du glucose afin d'entretenir une population de bactéries du genre Lactobacillus.

Et le drame (si je puis dire) c'est que ces bactéries sont responsables... de la fermentation du yaourt...

Donc, messieurs (et éventuellement mesdames, mesdemoiselles), en ces temps de crise et de baisse de pouvoir d'achat, il vous suffira d'un coton-tige frotté dans le vagin de madame puis trempé dans une bouteille de lait pour avoir une réserve infinie de yaourt.
MERCI MAMIE NOVA